Pilea (plante à monnaie chinoise)

Pilea peperomioides

Plante d’intérieurFamille : Urticaceae (Urticacées)Difficulté : Facile

La Pilea (Pilea peperomioides) est une plante d’intérieur facile, reconnaissable à ses feuilles rondes et charnues, comme de petites pièces de monnaie. Chez nous, elle ne se cultive qu’en intérieur : elle ne supporte pas le gel et passe toute l’année à la maison. Son atout, c’est qu’elle se multiplie toute seule en produisant des rejets au pied et le long de la tige.

Exposition et lumière

La Pilea aime la lumière vive mais tamisée. Placez-la près d’une fenêtre à l’est ou à quelques mètres d’une baie au sud, derrière un voilage. Le soleil direct d’été brûle ses feuilles, un coin trop sombre lui fait perdre sa forme compacte et l’étire vers la vitre.

Elle pousse toujours en direction de la lumière. Un quart de tour tous les huit à dix jours suffit à garder une rosette régulière et bien droite, sinon elle penche vite d’un côté.

Arrosage

Arrosage modéré, c’est la règle. Laissez sécher les deux premiers centimètres du terreau avant de redonner de l’eau, puis arrosez en laissant l’excédent s’écouler. Videz toujours la soucoupe : la Pilea craint bien plus l’excès d’eau que la soif.

Des feuilles qui jaunissent et ramollissent à la base trahissent presque toujours un arrosage de trop et un début de pourriture des racines. Un feuillage qui pend sur un terreau sec, à l’inverse, veut dire qu’elle a soif. En hiver, espacez nettement, un apport tous les dix à quinze jours suffit.

Sol et rempotage

Un terreau léger et drainant lui convient. Prenez un terreau pour plantes d’intérieur et allégez-le d’une poignée de perlite ou de sable grossier pour que l’eau traverse vite. Un pot percé est indispensable, la stagnation au fond est son pire ennemi.

Rempotez au printemps, tous les un à deux ans, dans un pot à peine plus grand. Inutile de la noyer dans un grand volume. Profitez du rempotage pour détacher les bébés déjà bien racinés qui poussent au pied.

Température et humidité

La Pilea se plaît à la température d’un intérieur normal, entre 15 et 24 degrés. Elle tolère un peu de fraîcheur l’hiver mais ne descend pas sous 10 degrés, et elle gèle bien avant zéro. Tenez-la loin d’un radiateur comme d’un courant d’air froid près d’une porte.

Elle n’est pas exigeante en humidité et supporte l’air sec de nos maisons chauffées, contrairement à beaucoup de plantes tropicales. Si le bout des feuilles brunit en hiver, éloignez-la de la source de chaleur.

Taille et entretien

La Pilea ne demande presque pas de taille. Retirez au fur et à mesure les vieilles feuilles jaunies du bas, à la main ou avec un ciseau propre. Un coup de chiffon humide de temps en temps leur rend leur brillant.

Si la tige principale se dégarnit et s’étire avec l’âge, vous pouvez la couper franchement : la souche repart en nouvelles pousses, et la tête coupée se bouture. Les rejets du pied densifient la potée si vous les laissez en place.

Maladies et nuisibles

En intérieur, la Pilea attrape surtout des ennuis liés à l’excès d’eau. La pourriture des racines, favorisée par un terreau détrempé et une soucoupe jamais vidée, est de loin sa cause de mortalité numéro un : racines brunes et molles, feuilles qui tombent d’un coup. On la prévient par un arrosage mesuré et un vrai drainage.

Côté nuisibles, surveillez les cochenilles farineuses, ces amas cotonneux au creux des pétioles, et les araignées rouges qui s’installent quand l’air est sec près du chauffage. Un coton imbibé d’alcool à brûler en vient à bout tant que l’attaque est limitée.

Multiplication

C’est le grand plaisir de la Pilea, et son gros atout. Elle produit spontanément des rejets, de petites plantes identiques, au pied de la tige mère et parfois le long de celle-ci. Attendez qu’un rejet du sol fasse cinq à sept centimètres, dégagez le terreau, coupez au ras en gardant ses racines et rempotez-le aussitôt dans un petit pot. Il repart tout seul.

Les rejets qui poussent sur la tige, sans racines, se traitent en bouture : dans un verre d’eau, ils racinent en deux à trois semaines avant le rempotage. Une seule Pilea en bonne santé fournit de quoi offrir des plants toute l’année, ce qui lui a valu son surnom de plante des missionnaires.

Réponses vérifiées

Vérifié le 2026-07-23

Où placer une Pilea dans la maison ?

Près d’une fenêtre lumineuse, sans soleil d’été brûlant. Tournez régulièrement le pot et laissez un espace avec une vitre froide en hiver.

Quand faut-il l’arroser ?

Quand les deux premiers centimètres du terreau sont secs. Arrosez à fond, laissez égoutter et videz la soucoupe ; ne suivez pas un jour fixe.

Pourquoi ses feuilles jaunissent-elles ?

Commencez par vérifier un terreau qui reste humide trop longtemps et l’absence d’eau stagnante. Une vieille feuille basse peut aussi jaunir naturellement.

La Pilea est-elle toxique pour les chats et les chiens ?

L’ASPCA la classe non toxique pour les chats et les chiens. Non toxique ne signifie toutefois pas comestible : mâcher beaucoup de plante peut irriter la digestion.

Méthode éditoriale

Cette fiche croise la nomenclature de l’IPNI, les recommandations horticoles de NC State Extension et la base vétérinaire de l’ASPCA. Les conseils d’arrosage restent fondés sur l’état réel du substrat : une fréquence calendaire n’est qu’un repère, jamais une consigne automatique.

Le conseil local

En Belgique (climat de Herve, zone 8a)

En Belgique, la Pilea est une plante strictement d’intérieur. Elle ne passe jamais l’hiver dehors et ne se sort même pas sur la terrasse sans risque, une nuit fraîche suffit à la marquer. On la garde à la maison toute l’année, sur un rebord de fenêtre lumineux.

Le vrai défi chez nous, c’est l’hiver. De novembre à février, la lumière est faible et courte : rapprochez la Pilea de la fenêtre la plus claire, quitte à la coller à la vitre, et réduisez franchement l’arrosage puisqu’elle pousse au ralenti. C’est en cette saison que l’excès d’eau fait le plus de dégâts, dans un terreau qui sèche lentement.

Sa saison de croissance va d’avril à septembre, quand les jours rallongent. C’est là qu’elle produit ses rejets à profusion et qu’il faut la nourrir un peu et la rempoter. Pensez à tourner le pot toute l’année : nos fenêtres n’éclairent que d’un côté, et sans ce geste la plante finit toute penchée.

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Identifier ma plante

Calendrier d’entretien mois par mois

JanvierRepos. Lumière faible : gardez-la contre la fenêtre la plus claire. Arrosez peu, une fois tous les dix à quinze jours.
FévrierToujours au ralenti. Tournez le pot d’un quart de tour chaque semaine pour l’empêcher de pencher. Pas d’engrais.
MarsLa lumière revient, la croissance repart. Reprenez un arrosage plus régulier dès que le terreau sèche plus vite.
AvrilDébut de la vraie saison. Rempotez si les racines tournent dans le pot, détachez les rejets déjà racinés. Première dose d’engrais léger.
MaiPleine croissance. Les rejets se multiplient au pied et sur la tige. Arrosez dès que la surface sèche, engrais dilué tous les quinze jours.
JuinFeuillage abondant. Continuez à tourner le pot. Repiquez les bébés récoltés dans de petits pots, ils repartent vite.
JuilletSurveillez le soleil direct derrière la vitre qui brûle les feuilles : éloignez un peu ou ajoutez un voilage. Arrosez sans détremper.
AoûtToujours en croissance. Bon mois pour bouturer les rejets de tige dans un verre d’eau. Poursuivez l’engrais léger.
SeptembreDernier mois actif. Ralentissez l’engrais. Triez les vieilles feuilles du bas et récoltez les derniers rejets bien formés.
OctobreLa croissance s’arrête. Rapprochez la plante de la fenêtre et réduisez l’arrosage à mesure que les jours raccourcissent.
NovembreRepos hivernal. Arrosage minimal, jamais d’eau qui stagne dans la soucoupe. Tenez-la loin du radiateur.
DécembreLumière au plus bas. Ne la mettez pas dans un coin sombre. Laissez bien sécher entre deux arrosages, aucun engrais.

Les astuces de Green Hub

  • Tournez le pot d’un quart de tour chaque semaine. Sans ce geste, la Pilea penche vite vers la fenêtre et pousse de travers.
  • Laissez les rejets du pied grossir jusqu’à cinq centimètres, puis détachez-les avec leurs racines et rempotez : une Pilea offerte à chaque ami.
  • En hiver, le danger c’est l’arrosage. Terreau sec, soucoupe vidée, apports espacés : c’est l’excès d’eau qui tue la Pilea, pas la soif.
  • Elle est non toxique pour les chats et les chiens selon l’ASPCA. Comme toute matière végétale, elle peut néanmoins provoquer un inconfort digestif si elle est mâchée en quantité.

Sources botaniques