Géranium des balcons (pélargonium)

Pelargonium

ExtérieurFamille : Geraniaceae (Géraniacées)Difficulté : FacileToxicité : voir fiche
Ombelle de géranium aux fleurs rouge vif largement ouvertes, au-dessus de feuilles rondes zonées
Photo : George Chernilevsky · CC BY 4.0

Ce qu’on appelle géranium de balcon est en réalité un pélargonium, une plante venue d’Afrique du Sud, à ne pas confondre avec les vrais géraniums vivaces rustiques du jardin. C’est une plante d’été gélive, vivace dehors seulement sous un climat sans gel : ailleurs, elle ne passe pas l’hiver dehors. Tout se joue sur deux gestes, la sortie des pots une fois les dernières gelées passées et les nuits remontées au-dessus de 8 à 10 degrés, et la rentrée à l’abri du gel en automne pour la garder d’une année sur l’autre.

Exposition et lumière

Le pélargonium veut du plein soleil. Plus il en reçoit, plus il fleurit : visez au moins six heures directes par jour, un balcon qui prend le soleil du milieu de journée et de l’après-midi, une jardinière contre un mur clair qui renvoie la chaleur. À l’ombre il file en hauteur, verdit et fleurit chichement.

C’est une plante de pot et de jardinière par excellence, ce qui tombe bien partout où il faudra la rentrer avant les gelées. En pleine terre elle fonctionne aussi, mais réservez-lui alors le massif le plus chaud et le plus ensoleillé, à sortir malgré tout avant les gelées si vous voulez la conserver. Sous un été brûlant, une ombre légère aux heures les plus chaudes évite de griller les fleurs sans rien coûter à la floraison.

Arrosage

Arrosez régulièrement en été, mais laissez la surface du terreau sécher un peu entre deux passages. Le pélargonium supporte mieux un léger manque qu’un excès : un substrat détrempé en permanence fait pourrir le pied. Par forte chaleur, une jardinière peut demander de l’eau chaque jour ; par temps couvert, espacez.

Arrosez au pied, pas sur les fleurs ni le feuillage, et videz les soucoupes après la pluie. L’eau qui stagne au fond du pot est l’ennemie numéro un, surtout à l’arrière-saison quand les nuits fraîchissent et que le terreau sèche lentement.

Sol et rempotage

Il lui faut un terreau drainant, jamais lourd ni gorgé d’eau. Un terreau de plantation pour géraniums, allégé d’une poignée de sable ou de perlite, convient très bien. Au fond du pot, une couche de billes d’argile ou de graviers évite que les racines baignent.

Rempotez ou installez les jardinières à la sortie de printemps, dans un contenant percé. Ne serrez pas trop les pieds : un pélargonium à l’aise s’étale et fleurit davantage. En jardinière, comptez un plant tous les vingt à vingt-cinq centimètres.

Température et humidité

C’est le point critique. Le pélargonium est gélif : il souffre déjà vers 3 ou 4 degrés et une gelée le tue net. Il n’est réellement vivace en extérieur qu’en zone USDA 10 et 11. Il prospère entre 15 et 25 degrés, en plein air, toute la belle saison. Ne sortez jamais les pots tant qu’une gelée nocturne reste possible, une seule nuit brûle le feuillage : attendez que les nuits se stabilisent au-dessus de 8 à 10 degrés.

Au-dessus de 30 degrés il suspend sa floraison sans être malade pour autant, et la reprend dès que la chaleur retombe. Côté humidité, il préfère l’air sec et l’aération à l’atmosphère confinée. Une jardinière serrée contre un mur, mal ventilée par temps humide, favorise les maladies. Laissez circuler l’air entre les plants et évitez de mouiller le feuillage le soir.

Taille et entretien

Supprimez les fleurs fanées très régulièrement, en cassant ou coupant la tige florale à sa base. Ce geste simple relance la floraison en continu : un pélargonium qu’on nettoie fleurit de la fin du printemps jusqu’aux premières gelées, un pélargonium qu’on néglige s’épuise à faire des graines et ralentit.

Pincez les jeunes tiges en début de saison pour obtenir des plants touffus plutôt que dégingandés. Nourrissez pendant toute la floraison : un engrais spécial plantes fleuries tous les huit à quinze jours en pleine saison. Une grosse floraison réclame de gros besoins, un pélargonium mal nourri jaunit et fleurit moins.

Maladies et nuisibles

Sous un climat humide, deux maladies reviennent. La pourriture grise, un feutrage gris sur les fleurs et les feuilles par temps doux et confiné, s’installe sur les organes fanés qu’on a laissés traîner. La rouille du pélargonium marque le dessous des feuilles de petits ronds bruns poudreux, surtout en fin d’été humide. Dans les deux cas : aérez, retirez les parties atteintes, ne mouillez pas le feuillage.

L’excès d’eau reste le vrai danger. Un terreau détrempé fait pourrir le collet et le pied, et la plante s’effondre d’un coup. Côté ravageurs, surveillez les pucerons dès la reprise de printemps et la chenille du pélargonium, la tordeuse, qui perce les boutons et creuse les tiges.

Multiplication

Le bouturage de tige en fin d’été est d’une facilité déconcertante, et c’est le meilleur moyen de renouveler ses pieds gratuitement. Prélevez alors une tige non fleurie de dix centimètres, retirez les feuilles du bas, laissez sécher la coupe une heure ou deux, puis piquez dans un terreau léger à peine humide. L’enracinement prend deux à trois semaines.

On peut aussi semer au chaud à la fin de l’hiver, mais c’est long et les jeunes plants ne fleurissent que tardivement. Pour la plupart des jardiniers, la bouture de fin d’été reste la voie reine : elle donne des plants prêts à repartir au printemps suivant.

Toxicité

Peu toxique pour l’humain, sans danger réel au contact. En revanche il est toxique pour les chiens et les chats : l’ingestion de feuilles ou de tiges provoque vomissements, perte d’appétit et abattement. Tenez les pots hors de portée d’un animal qui grignote.

Climat et rusticité

Où et sous quel climat elle tient

Le pélargonium est une plante gélive, réellement vivace en extérieur seulement en zone USDA 10 et 11 : il souffre déjà vers 3 ou 4 degrés et la première gelée le tue net. Partout ailleurs, il se cultive comme une plante d’été que l’on rentre, ou comme une annuelle que l’on remplace chaque année.

Là où l’hiver ne gèle jamais, en climat méditerranéen doux, subtropical ou insulaire, il reste dehors toute l’année et devient un sous-arbrisseau ligneux de plus d’un mètre, à rabattre chaque année pour qu’il ne se dégarnisse pas du bas. C’est d’ailleurs son climat d’origine : il vient de la région du Cap, en Afrique du Sud, où l’été est sec et l’hiver doux et pluvieux. Sous un climat à hiver gelé, tout se joue sur deux gestes : la sortie des pots une fois les dernières gelées passées, quand les nuits ne descendent plus sous 8 à 10 degrés, et la rentrée avant les premières gelées d’automne dans un local frais, lumineux et hors gel entre 5 et 10 degrés, tiges rabattues de moitié et arrosage réduit au minimum.

Sa plage de confort est de 15 à 25 degrés. Au-delà de 30 degrés il marque le pas : il continue à vivre mais suspend sa floraison et la reprend dès que la chaleur retombe, ce qui déroute les jardiniers des étés très chauds, qui le croient malade. Sous un été frais et pluvieux ou dans un air très humide, ce n’est pas le froid qui le gêne mais l’humidité stagnante : pourriture grise et rouille s’installent, et un substrat qui ne sèche jamais fait pourrir le collet.

Votre géranium des balcons, suivi mois après mois

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Identifier ma plante

Calendrier d’entretien mois par mois

JanvierLes pieds hivernent au frais et à la lumière, entre 5 et 10 degrés. Arrosez à peine, une fois de temps en temps, juste pour que le terreau ne se dessèche pas complètement.
FévrierToujours à l’abri. Vous pouvez démarrer un semis au chaud si le cœur vous en dit, mais c’est long. Vérifiez l’absence de pourriture sur les pieds hivernés.
MarsReprise en douceur. Rempotez les pieds hivernés dans un terreau frais, augmentez progressivement l’arrosage et rapprochez-les de la lumière.
AvrilRabattez et nettoyez les plants, pincez pour ramifier. Commencez à acclimater aux journées douces, mais rentrez le soir : il gèle encore la nuit.
MaiEndurcissez les plants dehors en journée. Installation définitive en pot et jardinière seulement une fois tout risque de gelée nocturne écarté.
JuinPleine croissance et premières floraisons. Retirez les fleurs fanées, arrosez régulièrement au pied et démarrez l’engrais plantes fleuries.
JuilletFloraison généreuse. Engrais tous les huit à quinze jours, arrosage quotidien par forte chaleur. Enlevez les fleurs fanées au fil de leur apparition.
AoûtLa saison bat son plein. C’est le moment de bouturer quelques tiges pour renouveler vos pieds gratuitement. Surveillez rouille et pourriture grise par temps humide.
SeptembreLa floraison continue. Réduisez peu à peu l’engrais. Retirez feuilles et fleurs abîmées pour limiter les maladies de fin d’été.
OctobreDernières fleurs. Avant les premières gelées, rentrez les pots au frais et hors gel, rabattez les tiges de moitié et réduisez fortement l’arrosage.
NovembreHivernage installé. Les pieds sont à l’abri, lumineux et frais. Arrosez très peu et retirez toute feuille jaunie pour éviter la pourriture.
DécembreRepos complet au frais. Contrôlez de temps en temps l’état des pieds hivernés et notez les variétés à multiplier la saison prochaine.

Les astuces de Green Hub

  • Ne sortez jamais les pélargoniums tant qu’une gelée nocturne reste possible. Une seule nuit suffit à griller tout le feuillage : attendez que les nuits se maintiennent au-dessus de 8 à 10 degrés.
  • Rentrez les pots hors gel à l’automne, dans un local frais et lumineux entre 5 et 10 degrés, rabattus de moitié et à peine arrosés : ils repartiront au printemps.
  • Retirez les fleurs fanées sans attendre, c’est le geste qui relance la floraison et la fait durer de la fin du printemps jusqu’aux premières gelées.
  • Bouturez à la fin de l’été pour renouveler vos pieds gratuitement : une tige de dix centimètres racine en deux à trois semaines dans un terreau léger.

Mise à jour le

Comment cette fiche est écrite

Rédigée pour Green Hub avec l’aide de modèles de langage, puis relue. Elle donne des repères de jardinage, pas un avis professionnel : en cas de doute sur la toxicité d’une plante pour un enfant ou un animal, demande à un vétérinaire, à un médecin ou au Centre Antipoisons.